Mener à terme un projet de doctorat n’est pas une mince affaire. Une fois par semaine, un étudiant de l’UdeM explique en 150 mots ce sur quoi il travaille, et pourquoi il le fait.

Les commotions cérébrales frappent aussi les sportives

Ma thèse porte sur les effets des commotions cérébrales chez les athlètes féminines. Étant moi-même une ancienne étudiante-athlète qui a subi ce genre de blessure, je suis particulièrement sensible au sujet. J'ai joué au soccer pendant trois saisons avec les Carabins de l'Université de Montréal et deux saisons avec le Rouge et Or de l'Université Laval.

J'ai étudié le cerveau d'athlètes d'élite universitaires, autant en phase aiguë qu'en phase chronique suivant la commotion cérébrale. J'ai eu recours à de nombreux tests neuropsychologiques et à deux types d'imagerie par résonance magnétique qui ont permis de constater que les effets de ces chocs à la tête demeurent observables jusqu'à 18 mois après l'accident.

Mes travaux permettent de faire avancer les connaissances pour élaborer des traitements efficaces. D'autant plus qu'on possède de nombreuses données sur les hommes et assez peu sur les femmes.

Après ma soutenance, j'envisage de faire un postdoctorat aux États-Unis.

Émilie Charmard


Directeurs de thèse : Hugo Théoret et Maryse Lassonde, professeurs au Département de psychologie de l'Université de Montréal. Mme Lassonde est directrice scientifique du Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies.

Date de la soutenance : juin 2016.

Publications

 Propos recueillis par Mathieu-Robert Sauvé

Je veux mieux comprendre les joueurs à risque

Si les jeux de hasard et d'argent ne posent pas de problèmes pour la plupart des Québécois, ils peuvent causer des drames chez des joueurs pathologiques : ennuis financiers, crises familiales, dépression. Comment et pourquoi les joueurs changent-ils leurs habitudes au fil du temps? C'est ce qui a fait l'objet de mon doctorat. J'ai suivi sur deux ans 179 personnes, dont un sous-groupe de joueurs à risque. J'ai découvert que le jeu demeurait une occupation sans graves conséquences pour le tiers d'entre eux; la situation s'améliorait même pour un autre tiers. Toutefois, l'habitude devenait envahissante pour un dernier tiers, notamment à la suite de situations personnelles difficiles. Or, une fois pris dans un problème de jeu, il peut devenir ardu de s'en sortir. Cette recherche contribuera, j'espère, à orienter les programmes de prévention et de traitement.

Après le dépôt de ma thèse, je prévois faire un grand voyage en Orient.

Christelle Luce


Directrices de recherche : Louise Nadeau, du Département de psychologie de la Faculté des arts et des sciences, et Sylvia Kairouz, de l'Université Concordia.

Bourse : Université Concordia, ministère de la Santé et des Services sociaux, Fonds de recherche du Québec – Société et culture

Publications

  • Luce, C., L. Nadeau et S. Kairouz. “Pathways and transitions of gamblers over two years”, 2016. [Article soumis à la revue International Gambling Studies].
  • Luce, C., et autres. “Contribution of life events in problem gambling severity among adult gamblers”, 2016. [Article soumis au Journal of Gambling Studies].
  • Kairouz, S., et autres. L'utilisation des services d'aide aux joueurs [Brochure], Montréal, Laboratoire de recherche sur les habitudes de vie et les dépendances, 2012.

Dans les médias

Propos recueillis par Mathieu-Robert Sauvé

Je veux mieux comprendre la psychologie du don provenant d'un donneur vivant

Pourquoi donne-t-on un rein de son vivant? Cela n’apporte aucune amélioration sur le plan de la santé; au contraire, le geste implique une intervention chirurgicale importante et une convalescence de plusieurs semaines… sans rétribution. Et comment reçoit-on un tel cadeau quand on est en attente d’une greffe? C’est ce que j’ai voulu savoir dans le cadre de ma thèse de doctorat. J’ai sélectionné des paires de donneurs-receveurs de quatre types (sœur-frère, mère-fille, conjoints et collègues de travail) et les ai interrogées sur le processus du don. Ma plus grande surprise a été de constater que la décision de donner un rein de son vivant était plus facile à prendre que celle de le recevoir. Certains receveurs ont hésité jusqu’à une année avant d’accepter. Ma thèse permettra de mieux comprendre les différentes situations qui lient les individus concernés et, peut-être, d’améliorer la prise en charge et le suivi en situation clinique.

Deborah Ummel


Directrice de recherche

Bourse

  • Bourse de doctorat du programme de recherche paramédicale de la Fondation canadienne du rein (2013-2015)

Publications

  • Ummel, Deborah, et Marie Achille. “How Not to Let Secrets Out When Conducting Qualitative Research With Dyads”, Qualitative Health Research, vol. 26, no 6, 2016, p. 807-815.

Dans les médias

 

Propos recueillis par Mathieu-Robert Sauvé